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"Des compétences immédiatement exploitables"

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Fondateur de Redefine, agence conseil en stratégie de contenu audiovisuel, Denis Sananikone suit simultanément deux formations chez Mediaschool executive education. Échange sur des compétences immédiatement exploitables.


 MEE : À quel moment vous êtes-vous  dit que vous deviez vous former sérieusement sur le digital ?

Denis Sananikone : Je viens du journalisme et me suis orienté dans la production audiovisuelle, avec mon entreprise, Redefine depuis 2008. Depuis deux ans, on me demande de plus en plus des vidéos performantes en termes de viralité, ce qui ne peut pas exister sans une réflexion stratégique en amont. Or la vidéo fait partie de la stratégie d’entreprise de façon plus globale. Ce sont les sujets liés à la stratégie digitale des entreprises que j’ai pu creuser au sein de  la formation Communication & Marketing Strategy Program depuis novembre 2015, qui aborde notamment la stratégie de contenu. C’est d’ailleurs là-dessus que je suis en train de positionner mon entreprise.

À titre personnel et au vu des retours de mes collègues de promotion, je réalise que l’application des compétences acquises en séminaire se fait en temps réel. C’est assez impressionnant de voir à quel point on peut appliquer des choses qui nous paraissent désormais assez simples, mais qui devaient être clarifiées et structurées. C’est d’ailleurs le but : être capable de les appliquer directement dans nos activités respectives. 

MEE : À ce stade de votre parcours de formation au sein des deux formation (Communication & Marketing Strategy program et Data & Marketing Strategy program) quels sont les 3 points clés que vous retenez ?

D.S. : Le premier point clé, au sujet du digital, c’est la mesurabilité. Grâce au digital, on peut tout piloter, même avec des outils gratuits.

On peut ainsi savoir ce qui fonctionne ou pas et mieux cibler les utilisateurs, ce qui est vital pour piloter un projet. On peut également anticiper des retours sur investissement afin de prendre les bonnes décisions, ou d’influencer ceux qui les prennent.

Mes clients sont demandeurs de mesure. Quand il leur faut une stratégie de contenu de long terme et régulière, cela leur permet de chiffrer une opération, d’où la nécessité de nous appuyer sur toute une série de capteurs.

Le deuxième point, c’est la redéfinition de la chaîne de valeur. On ne produit pas aujourd’hui de la même façon qu’avant. Le fait de tout mesurer en temps réel et d’avoir un dialogue avec nos interlocuteurs pendant toute la phase de production du projet, nous permet d’avoir des retours sur la pertinence du produit. Les outils peuvent être adaptés en temps réel, la production ne se fait pas du tout de la même façon, et le produit peut évoluer même après sa sortie.

La publicité change aussi. La publicité statique devant laquelle les spectateurs étaient passifs était adaptée à une production de masse, là où l’on vend aujourd’hui un produit plus personnalisé, assorti d’un accompagnement sur le processus d’achat. C’est typiquement de la stratégie de contenu.

La chaîne de valeur est touchée de la logistique à la production. Les petites entreprises arrivent à s’adapter rapidement. Mais les grandes entreprises comme les groupes industriels opèrent leur transformation digitale de façon moins rapide du fait de leur grande taille.

Troisième point : la globalité du digital. C’est l’ensemble d’une entreprise et de la société qui sont touchés. Par exemple, avec l’automatisation de certains process par des robots, certains se sentent menacés dans leur emploi. Cela change aussi la manière de manager. Quand les salariés peuvent se noter en fonction de leurs compétences ou micro compétences et que cela oriente leur affectation sur tel ou tel projet, cela peut conduire à un débat éthique et philosophique.

Cette transformation engage également une réflexion éthique sur le système scolaire. L’école doit-elle plutôt former à un métier ? Transmettre des valeurs ?

Pour la formation Data & Marketing Strategy programje viens juste d’assister à la deuxième session de cours, donc c’est très récent. Nous sommes en train de plonger à la découverte des familles d’algorithmes et de tout ce que l’on peut faire avec la data (données de navigation, capteurs, questionnaires etc). La question est : que veut-on en faire ? Que peut-on leur faire dire ? Les algorithmes permettent de les trier, de les compiler. Le but n’est pas de devenir des data scientists, mais de connaître les algorithmes pour ensuite pouvoir imaginer des applications et répondre à des besoins stratégiques.

MEE : À propos d’application, comment allez-vous intégrer ces nouvelles connaissances et compétences dans votre activité ?

D.S. : Dans le programme de la formation Communication & Marketing Strategy program on part du global pour avancer vers le spécifique. À la théorie succèdent les études de cas. Nous avons commencé par une immersion dans le milieu digital : histoire de l’internet, fonctionnement technique et ouverture sur les technologies d’avenir qui frôle parfois la science-fiction, tout en restant très réel. Nous avons rencontré de nombreux acteurs de l’économie et de la culture du digital. Ce qui me permet d’adapter mon offre de service et de conseil auprès de mes clients. Aujourd’hui, je dispose des mots et des arguments nécessaires pour les faire gagner en performance.

Plus concrètement, pendant les cours, je note dans un onglet « projets » de mon ordinateur les idées qui me viennent et que je pourrais appliquer dans mon business. Des nouveaux clients à démarcher, des applications à développer, cela stimule ma réflexion et celle de tous les participants, d’ailleurs.

Pour l’instant, comme je participe aux deux formations et que cela me prend environ une semaine par mois, j’ai volontairement limité mon démarchage commercial, mais certains clients commencent à me solliciter sur la stratégie data et digitale.

Je dirais que j’acquiers une compétence en conseil stratégique. Au départ, dans mon entreprise, nous étions trois réalisateurs monteurs, mais aujourd’hui, nous avons conceptualisé une offre qui se bâtit sur une stratégie de contenus, déclinée comme une stratégie digitale globale. C’est, je crois, la compétence la plus importante que je suis en train d’acquérir.

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